Après le golfe et le lac, l’océan ? Donald Trump affirme avoir envisagé de rebaptiser l’océan Atlantique. Mais Sundar Pichai, le patron de Google, lui aurait cette fois opposé une fin de non-recevoir. L’anecdote, racontée mercredi 21 octobre lors d’un meeting en Caroline du Sud, a pris une autre tournure deux jours plus tard : le président américain a assuré qu’il plaisantait.
« Nous avons un lac et un golfe. Maintenant, il nous faut un fleuve et un océan », a lancé Trump devant ses partisans. Selon son récit, il aurait sollicité Google Maps, qui avait déjà adapté l’affichage d’autres noms géographiques décidés par son administration. Cette fois, Sundar Pichai aurait refusé : les océans, lui aurait-il expliqué, concernent beaucoup trop de pays. Trump a alors suggéré de laisser l’Atlantique tranquille.
Mais cette conversation n’est, pour l’heure, connue que par la version du président américain. Google ne l’a pas confirmée publiquement. Vendredi 23 octobre, lors d’un meeting en Floride, Trump est revenu sur cette histoire en précisant : « Je plaisantais ». Il a même ironisé sur les médias qui pourraient prendre ses propos au pied de la lettre.
La plaisanterie s’appuie toutefois sur deux précédents bien réels. Le 20 janvier 2025, Trump a ordonné l’utilisation de « Gulf of America » à la place de « Gulf of Mexico » par les autorités fédérales américaines. Le 27 août 2026, il a signé un autre décret visant à appeler le lac Ontario « Lake America » dans l’usage fédéral. Google Maps a suivi ces changements pour ses utilisateurs américains, sans leur donner une portée universelle.
Et l’Atlantique ? Cet océan borde aussi le Sénégal et de nombreux autres pays africains, européens et américains. Washington ne pourrait pas, à lui seul, imposer un nouveau nom à l’ensemble de ces États. Entre humour et goût de la provocation, Trump a encore trouvé le moyen de faire parler de la carte du monde.
Pour le moment, depuis Dakar, on regarde toujours vers l’océan Atlantique.
