Qui est cet homme, «bras droit » de Macky Sall à New York ?
Macky Sall est à fond dans sa campagne pour devenir le prochain Secrétaire Général des nations unies. Dans sa délégation, un homme pas très connu des sénégalais l’accompagne dans ses rencontres diplomatiques les plus secrètes mais aussi dans ses balades publics à New York. Patrick Verkooijen semble joué un rôle déterminant dans la délégation de l’ancien président du Sénégal. Dëkbi s’est intéressé à son profil et à ce qu’il peut apporter à Macky Sall
Son nom ne vous dit peut-être rien, mais dans les coulisses des grandes décisions mondiales, Patrick Verkooijen néerlandais de nationalité fait partie de ceux qu’on écoute quand il s’agit de climat, de développement et d’argent à mobiliser. Patrick s’est imposé au fil des années comme une figure clé des politiques climatiques et du développement international. Moins exposé que les dirigeants politiques, il évolue pourtant au cœur des cercles où se façonnent les grandes orientations globales, entre institutions financières, organisations multilatérales et réseaux d’experts. Son ascension s’est construite à l’intersection de plusieurs mondes.
Ancien cadre de la banque mondiale , il a contribué à intégrer les enjeux climatiques dans les politiques de développement. Il s’est ensuite illustré comme dirigeant du Global Center on Adaptation, dont il fut le premier directeur, faisant de cette structure un acteur central de la question de l’adaptation climatique, en particulier pour les pays africains. À travers des initiatives comme l’Africa Adaptation Acceleration Program, il a participé à mobiliser des financements et à structurer une réponse concrète aux effets du changement climatique.
C’est dans ce cadre que s’est nouée sa relation avec Macky Sall. L’ancien président sénégalais a en effet occupé un rôle de premier plan au sein du Global Center on Adaptation, en présidant son conseil de surveillance. Leur collaboration s’est inscrite dans une dynamique de long terme, centrée sur les enjeux d’adaptation climatique, de financement du développement et de résilience des économies africaines. Cette relation, ancrée dans un travail institutionnel concret, dépasse ainsi le cadre d’une simple proximité circonstancielle.

Aujourd’hui, alors que Macky Sall est engagé dans la course au poste de secrétaire général de l’United Nations, la présence de Patrick Verkooijen à ses côtés à United Nations Headquarters illustre la continuité de ce partenariat. Sans occuper de fonction officielle dans la campagne, il apparaît comme un allié stratégique informel, capable d’apporter une expertise et un réseau précieux.
Son principal atout réside dans sa capacité à relier différents univers. Il dispose de connexions solides dans les milieux de la finance du développement, des institutions multilatérales et des politiques climatiques. Dans une élection où la crédibilité technique et la capacité à porter des solutions globales comptent autant que les équilibres diplomatiques, il peut contribuer à renforcer le positionnement de Macky Sall sur des thématiques devenues centrales à l’agenda international, comme l’adaptation au changement climatique ou la justice climatique.
Au-delà des réseaux, Patrick Verkooijen incarne aussi une approche pragmatique des défis globaux, fondée sur la mise en œuvre de solutions concrètes et le financement de projets à grande échelle. Cette dimension peut aider à inscrire la candidature de Macky Sall dans une logique de résultats, en phase avec les attentes d’une partie des États membres, notamment dans le Sud global.
Son influence reste toutefois indirecte. La désignation du secrétaire général des Nations unies demeure avant tout une décision politique, tributaire des équilibres entre grandes puissances et du jeu diplomatique au sein du Conseil de sécurité. Dans ce contexte, le rôle de Patrick Verkooijen ne consiste pas à peser sur les arbitrages finaux, mais à renforcer la crédibilité, la cohérence et la visibilité d’une candidature.
Entre expertise, réseaux et expérience institutionnelle partagée, la relation entre les deux hommes illustre ainsi une forme de complémentarité. D’un côté, un ancien chef d’État engagé dans une bataille diplomatique de premier plan. De l’autre, un acteur des politiques globales capable d’enrichir cette ambition par une connaissance fine des enjeux contemporains et des mécanismes internationaux




