Il a quitté la République démocratique du Congo avec sa famille avant de trouver refuge au Kenya. Dimanche à Dakar, le judoka Arno Yafunga est devenu le premier athlète à représenter l’équipe olympique des réfugiés aux Jeux olympiques de la jeunesse.

Au Centre des expositions de Diamniadio, le jeune sportif, entraîné par son père Arnold, a remporté son premier combat contre un adversaire tanzanien. Battu en quart de finale, il s’est relancé par les repêchages, jusqu’à disputer un combat pour le bronze chez les moins de 55 kg.

La médaille lui a finalement échappé face au Mongol Tugskhuslen Tungalag. Il termine cinquième, mais sa présence constitue déjà une première olympique.

Son parcours a commencé au camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya, où le judo pratiqué par son père est devenu une discipline familiale. À Dakar, cinq autres sportifs de l’équipe des réfugiés participent aux épreuves d’athlétisme, de judo et de taekwondo.

Ce parcours rappelle que les Jeux de la jeunesse racontent aussi des vies déplacées par les conflits, et des ambitions qui traversent les frontières.

Sources : Comité international olympique et Fédération internationale de judo, 1er et 2 novembre. Photo d’illustration d’un cours de judo au Cameroun : Farida Takenzo / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 ; ne représente pas Arno Yafunga.

Par Ahmadou Kane

Ahmadou Kane est journaliste et fondateur de Dëkbi. Basé dans la région de New York, il couvre les institutions américaines, les Nations unies, la diplomatie, l’économie africaine et les diasporas, avec une attention particulière aux relations entre le Sénégal, l’Afrique et les États-Unis.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *