Les élections américaines de mi-mandat se poursuivent mardi dans un climat de forte mobilisation, mais plusieurs incidents perturbent les opérations de vote. À Westchester, près de New York, des scanners refusent les bulletins depuis l’ouverture des bureaux. En Floride et dans d’autres États, pannes ponctuelles et intempéries compliquent également la journée électorale, sans interruption générale du scrutin.
La mobilisation électorale se poursuit aux États-Unis ce mardi 3 novembre, après une participation anticipée particulièrement importante. Dans le comté de Harris, au Texas, le nombre de votes enregistrés a dépassé 1,2 million dans l’après-midi, tandis que des électeurs ont attendu plus d’une heure dans plusieurs bureaux du Mississippi. Ces observations locales ne permettent cependant pas encore d’évaluer la participation nationale définitive.
À Westchester, une erreur de programmation
Dans ce comté de l’État de New York, les scanners ont commencé à rejeter les bulletins dès l’ouverture des bureaux à 6 heures. Après de premières explications contradictoires, la commission électorale de l’État a indiqué qu’une modification tardive concernant une élection municipale avait nécessité une mise à jour de programmation. Des appareils restés sur leur configuration initiale ne reconnaissaient plus les bulletins utilisés.
Les électeurs ont néanmoins pu continuer à voter sur papier. Les bulletins sont placés dans des sacs de secours sécurisés, sous contrôle bipartisan, pour être comptabilisés ultérieurement. Les autorités assurent qu’ils seront pris en compte. Une enquête bipartisane doit examiner les causes de ce dysfonctionnement, survenu notamment dans une zone de la 17e circonscription, où le républicain Mike Lawler affronte la démocrate Cait Conley.
Des retards ailleurs, mais pas de paralysie générale
En Floride, un dispositif informatique a provoqué un retard d’environ vingt minutes dans le comté de Broward avant d’être remis en service. Des inondations ont également imposé des changements de lieux de vote dans plusieurs secteurs. Des prolongations d’horaires ont été accordées dans certains bureaux de Pennsylvanie et de Caroline du Nord après des difficultés techniques.
Ces couacs posent une question centrale pour la suite de la soirée : combien de bulletins devront être traités selon des procédures de secours, et quel effet cela aura-t-il sur le calendrier des premiers décomptes ? À ce stade, les autorités indiquent que le vote peut se poursuivre. Un retard de comptabilisation ne signifie ni disparition des suffrages ni fraude électorale établie.
