Adopté le 22 septembre 2024 par l’Assemblée générale des Nations unies, le Pacte pour l’avenir devait relancer la coopération internationale face aux crises, à l’endettement, aux inégalités et aux transformations numériques. Pour le Sénégal, représenté pour la première fois à ce niveau par Bassirou Diomaye Faye, l’enjeu était de faire entendre les priorités africaines dans un texte mondial.
Un pacte adopté par les États
Le document n’a pas été « signé » individuellement par le président sénégalais. Il a été adopté sans vote par l’Assemblée générale, avec le soutien du Sénégal et de la majorité des États membres. Cette distinction est importante : le Pacte fixe des engagements politiques, mais il ne fonctionne pas comme un traité juridiquement contraignant.
Ses 56 mesures concernent le développement durable et son financement, la paix et la sécurité, la science et l’innovation, la jeunesse ainsi que la réforme de la gouvernance mondiale. Deux textes lui sont annexés : le Pacte numérique mondial et la Déclaration sur les générations futures.
Ce que le Sénégal voulait mettre en avant
Dans son intervention au Sommet de l’avenir, Bassirou Diomaye Faye a défendu une coopération internationale plus équitable, une meilleure place pour l’Afrique dans les institutions mondiales et des mécanismes de financement mieux adaptés aux pays vulnérables. Ces priorités rejoignaient les demandes africaines sur la dette, le climat, la réforme du Conseil de sécurité et l’accès aux technologies.
L’intérêt du Pacte dépend toutefois de sa mise en œuvre. Les Nations unies présentent les 56 mesures comme une feuille de route ; chaque gouvernement doit ensuite les traduire dans ses politiques nationales et les États doivent accepter de financer les engagements annoncés. Le texte constitue donc un cadre de négociation et d’évaluation plus qu’une garantie de résultats.
Deux ans après son adoption, le Pacte reste une référence dans les discussions sur la réforme de l’ONU et le financement du développement. Sa valeur pour le Sénégal se mesurera aux avancées obtenues sur la représentation africaine, la dette, le numérique et les investissements nécessaires aux objectifs de développement durable.
Note de mise à jour — 22 octobre 2026 : l’article a été réécrit pour préciser le mode d’adoption du Pacte, sa portée politique et les priorités défendues par le Sénégal. La date de publication initiale est conservée.
Pour consulter les textes de cette séquence diplomatique, retrouver le discours de Diomaye Faye au Sommet de l’avenir et son intervention à la 79e Assemblée générale des Nations unies.
