À la veille de la grève générale annoncée du 21 au 23 octobre, le gouvernement sénégalais conteste les conditions de dépôt des préavis syndicaux. Lors d’un point de presse tenu lundi 19 octobre, le ministre du Travail, Mamadou Lamine Dianté, a mis en garde contre les conséquences d’un mouvement qui ne respecterait pas, selon lui, les procédures applicables aux différents secteurs.

Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) maintient pour sa part son programme de mobilisation. La CNTS a confirmé dans un communiqué daté du 10 octobre son appel à une marche à Dakar le mardi 20 octobre, de la FASTEF au rond-point Jet-d’Eau, puis à une grève générale les 21, 22 et 23 octobre.

Le différend porte à la fois sur la régularité des préavis et sur des revendications concernant les licenciements, les accords sociaux, les retraites, les indemnités et les conditions de travail. Les affirmations du gouvernement constituent une position juridique de l’exécutif : elles ne valent pas décision de justice annulant le mouvement.

Sources : communiqué officiel de la CNTS, 10 octobre.

Par Ahmadou Kane

Ahmadou Kane est journaliste et fondateur de Dëkbi. Basé dans la région de New York, il est correspondant du quotidien sénégalais Les Échos et secrétaire général de la Senegalese Press Association in America (SPAA). Il couvre les institutions américaines, les Nations unies, la diplomatie, l’économie africaine et les diasporas, avec une attention particulière aux relations entre le Sénégal, l’Afrique et les États-Unis.

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