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ONU : Macky Sall fait faux bond à la presse internationale

Les Nations unies organisent les 21 et 22 avril 2026 une série de dialogues interactifs avec les candidats au poste de Secrétaire général, dans l’enceinte du Nations Unies, dans la salle du Conseil de tutelle. Retransmises en direct, ces auditions s’inscrivent dans une logique de transparence accrue du processus de sélection, permettant aux États membres et à l’opinion publique d’évaluer les visions, les priorités et la capacité de leadership des prétendants.

Quatre personnalités sont entendues selon un ordre alphabétique : Michelle Bachelet, Rafael Mariano Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall. Chaque candidat dispose d’un créneau de trois heures pour exposer son programme et répondre aux questions des États membres, dans un format qui se veut à la fois exigeant et ouvert.

En parallèle, des points de presse sont proposés à l’issue des dialogues dans le hall Est de l’Assemblée générale. Michelle Bachelet, Rafael Grossi et Rebeca Grynspan se prêteront à cet exercice, offrant un espace d’échange direct avec les médias. Macky Sall, en revanche, ne tiendra pas de point de presse après son intervention ,une décision qui ne remet pas en cause sa participation au dialogue mais qui limite les interactions informelles avec la presse internationale.

Ce choix intervient alors que plusieurs sujets sensibles pourraient être soulevés à son encontre. L’ancien président sénégalais est notamment attendu sur la question de la dette publique dite “cachée” au Sénégal, régulièrement évoquée dans les débats économiques, ainsi que sur la gestion des tensions politiques et des émeutes préélectorales qui ont marqué la fin de son mandat. Autant de dossiers qui pourraient alimenter les échanges lors de son passage devant les États membres, même en l’absence d’un point presse.

Pour autant, Macky Sall n’est pas le seul candidat susceptible d’être interpellé sur des zones d’ombre ou des controverses passées. Michelle Bachelet pourrait voir son bilan questionné, notamment sur certaines critiques liées à sa gestion de dossiers sensibles en matière de droits humains lorsqu’elle occupait des fonctions internationales. Rafael Mariano Grossi, actuel chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, pourrait être interrogé sur sa gestion de crises nucléaires et les équilibres diplomatiques délicats qu’elles impliquent. Quant à Rebeca Grynspan, son parcours au sein d’institutions internationales pourrait susciter des questions sur l’efficacité des politiques de développement promues et leurs résultats concrets.

Ces dialogues ne sont donc pas seulement des exercices de présentation, mais aussi des moments de mise à l’épreuve, où chaque candidat doit démontrer sa capacité à répondre à des interrogations parfois critiques sur son parcours, sa gouvernance et sa vision du rôle de Secrétaire général dans un contexte international de plus en plus fragmenté.