Maurice : lancement officiel de l’agence de notation de crédit africaine AfCRA, mandatée par l’UA
a cérémonie de lancement de l’Africa Credit Rating Agency (AfCRA), une institution mandatée par l’Union africaine (UA), s’est tenue mercredi à Balaclava, dans le nord de Maurice.La cérémonie de lancement de l’Africa Credit Rating Agency (AfCRA), une institution mandatée par l’Union africaine (UA), s’est tenue mercredi à Balaclava, dans le nord de Maurice.
La cérémonie de lancement de l’Africa Credit Rating Agency (AfCRA), une institution mandatée par l’Union africaine (UA), s’est tenue mercredi à Balaclava, dans le nord de Maurice.
Avec son siège basé à Port-Louis, capitale mauricienne, l’AfCRA a été créée pour « renforcer la manière dont les Etats souverains, les entités sous-souveraines et les entreprises africains sont évalués et appréhendés sur les marchés financiers internationaux » grâce à de meilleures données, à une expertise accrue et à une meilleure prise en compte du contexte des risques de crédit en Afrique, afin de renforcer la voix de l’Afrique dans la gouvernance financière mondiale.
D’après l’UA, l’AfCRA, établie sous la supervision du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) de l’UA, est une entité indépendante financée par ses propres moyens et portée par le secteur privé. Les gouvernements ne peuvent pas détenir de parts dans l’agence, ce qui garantit son indépendance à l’égard de toute influence politique.
Les notations de l’AfCRA couvriront les Etats souverains, les entités sous-souveraines, les entreprises ainsi que les institutions publiques ou privées africains, et pourront également s’étendre à des entités non africaines, sous réserve de décisions de la direction.
Lors de la cérémonie de lancement, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a déclaré que l’AfCRA visait à fournir aux investisseurs africains et internationaux, ainsi qu’aux partenaires économiques, « des études et analyses fiables sur les économies africaines ».
Il a indiqué que lorsque l’évaluation des risques était guidée par des « considérations politiques », le coût élevé du capital qui en résultait pouvait entraver la capacité des investisseurs et des pays africains à investir dans les infrastructures, la santé, l’éducation, l’énergie et l’industrialisation, alors que les pays membres de l’UA sont confrontés à « de fortes pressions liées au service de la dette ».
Selon l’UA, le service de la dette extérieure de l’Afrique est passé de 61 milliards de dollars en 2010 à 163 milliards de dollars en 2024, tandis que les paiements d’intérêts ont dépassé les dépenses publiques consacrées à la santé ou à l’éducation dans la plupart des pays. Dans ce contexte, l’agence vise à alléger ces pressions en renforçant la confiance des investisseurs et la transparence des marchés.
L’UA a également indiqué que seuls 32 pays africains disposaient d’une notation attribuée par les trois grandes agences internationales de notation de crédit, tandis que les autres n’étaient pas notés, ajoutant que l’AfCRA élargirait la couverture afin de permettre à davantage d’émetteurs africains d’accéder aux marchés de capitaux.
Cependant, M. Youssouf a précisé que l’AfCRA n’avait pas vocation à remplacer les agences internationales de notation de crédit existantes, mais à les « compléter » en apportant une « perspective supplémentaire axée sur l’Afrique ».




Laisser un commentaire