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Le Tchad quitte la CPI, les États-Unis applaudissent

Le gouvernement tchadien a annoncé, lundi 27 juillet 2026, sa décision de se retirer du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). La notification officielle a été transmise au Secrétaire général des Nations unies, dépositaire du Statut, conformément à l’article 127 du texte.

Dans un communiqué, le ministère tchadien des Affaires étrangères justifie cette décision par une analyse du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en activité en 2002, estimant que son bilan demeure marqué par une « sélectivité » et une efficacité jugée limitée.

N’Djamena souligne notamment que, sur les treize enquêtes ouvertes par la Cour depuis sa création, neuf concernent des États africains. Le gouvernement tchadien affirme que cette concentration alimente « la perception d’une instrumentalisation politique » de la justice internationale visant particulièrement le continent africain.

Le Tchad assure toutefois que ce retrait ne constitue pas un abandon de la lutte contre l’impunité. Le gouvernement appelle au renforcement des mécanismes judiciaires africains afin de promouvoir une justice « plus équitable, plus équilibrée et plus crédible », respectueuse des souverainetés nationales.

La décision tchadienne a reçu un accueil favorable de Washington. Le Département d’État américain a déclaré sur le réseau social X que les États-Unis « saluent la décision du Tchad de se retirer de la CPI », estimant que cette institution représente une menace pour la souveraineté des États. Washington a également appelé les autres pays membres à quitter le Statut de Rome.

Les États-Unis, qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome, ont toujours refusé la compétence de la CPI sur leurs ressortissants. Cette position rejoint aujourd’hui certaines critiques africaines sur le fonctionnement de la Cour, même si les motivations politiques et juridiques diffèrent.