Le 28 avril 2026, la Cour suprême a confirmé la mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire du député-maire Farba Ngom, après quatorze mois de détention. Il reste poursuivi dans une information judiciaire portant notamment sur des soupçons de blanchiment de capitaux, selon l’APS.
La Cour suprême a ordonné, le 28 avril, la libération de Farba Ngom, député-maire proche de l’ancien chef de l’État Macky Sall. La haute juridiction, qui statue en dernier ressort, confirme ainsi l’ordonnance de la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar qui avait déjà tranché en janvier dernier en faveur d’une libération provisoire de Mouhamadou Ngom, dit Farba.
Dans la foulée, ladite décision avait été contestée par le procureur de la République près du pool judiciaire financier. Ce cadre influent de l’Alliance pour la République (APR), l’ancien parti présidentiel, recouvre la liberté après plus d’un an d’incarcération.
Une liberté provisoire, pas un acquittement
Farba Ngom était placé en détention depuis février 2025 dans le cadre d’une enquête du Pool judiciaire financier. Les montants et les infractions évoqués par les enquêteurs correspondent à des soupçons et aux qualifications de la procédure, non à une condamnation. Le contrôle judiciaire encadre la remise en liberté dans l’attente de la suite du dossier.
Cette décision s’inscrit dans un dossier politiquement sensible, mais elle ne permet pas à elle seule d’attribuer au Premier ministre la responsabilité des actes des juridictions. Pour retrouver la chronologie, consulter le compte rendu de la chambre d’accusation du 12 février.
