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Election Benin: sans l’opposition radicale, Romuald Wadagni gagne avec 94,04% des voix (résultats provisoires)

L’annonce des résultats provisoires par la Commission électorale nationale autonome consacre une victoire sans appel pour Romuald Wadagni au terme du scrutin présidentiel du 12 avril 2026. Avec un score impressionnant de 94,04 % des suffrages exprimés, l’actuel ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances s’apprête à succéder à Patrice Talon, confirmant ainsi la solidité du socle électoral de la mouvance présidentielle.

Son unique adversaire, Paul Hounkpè, représentant les Forces Cauris pour un Bénin Émergent, recueille environ 5,96 % des voix, une performance qui témoigne de la polarisation extrême de l’échiquier politique béninois actuel. Malgré les appels au boycott lancés par plusieurs franges de l’opposition radicale dont les candidatures n’avaient pas été validées, la mobilisation électorale a affiché une résilience notable. Le taux de participation s’établit en effet à 58,75 %, un chiffre en progression qui souligne une volonté d’implication d’une large partie des citoyens dans le processus démocratique. Les observateurs notent toutefois que le climat post-électoral reste marqué par les critiques des partis exclus, notamment Les Démocrates, qui pointent du doigt un système de parrainage jugé trop restrictif.


Sur le plan technique, le décompte définitif des bulletins nuls et des suffrages valablement exprimés est désormais entre les mains de la Cour Constitutionnelle. Cette institution dispose d’une dizaine de jours pour examiner les éventuels recours et procéder aux vérifications d’usage avant la proclamation des résultats officiels, attendue vers la fin du mois d’avril. Cette étape juridique est essentielle pour valider définitivement le plébiscite de Romuald Wadagni et ouvrir la voie à la transition au sommet de l’État, prévue pour le mois de mai.


Le futur président héritera d’un pays dont les indicateurs économiques sont salués à l’international, mais il devra relever le défi de la cohésion sociale et de l’ouverture du dialogue avec une opposition qui se sent marginalisée. La fluidité du processus de passation et la capacité du nouveau pouvoir à intégrer les voix dissidentes seront les premiers tests majeurs de ce nouveau quinquennat qui s’annonce sous le signe de la continuité institutionnelle.