Au lendemain du rejet de la loi de finances rectificative 2026, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a vivement contesté, mercredi 4 novembre, la demande de retrait du projet de budget 2027 formulée par le président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale.
Dans son communiqué, le ministère juge paradoxal qu’Alphonse Mané Sambou ait demandé, le 3 novembre, une révision du texte fondée sur la LFI 2026, avant de convoquer la commission dès le lendemain pour en commencer l’examen. Il invoque également le délai de convocation prévu par l’article 46 du règlement intérieur.
« Le rejet d’un projet de LFR n’emporte pas, par lui-même, le retrait de la LFI de l’année suivante », souligne le ministère, qui qualifie la succession de ces initiatives de « manœuvres d’obstruction ». Selon lui, elles risquent de compromettre l’assainissement des finances publiques, l’apurement des arriérés et certains engagements sociaux.
Le ministère appelle les acteurs institutionnels à la responsabilité et au respect des procédures. Le président de la Commission des finances a répondu le 5 novembre, contestant toute obstruction et défendant la cohérence de sa demande de révision.
Pour replacer ces communiqués dans leur contexte : pourquoi le blocage budgétaire prolonge une mésentente politique plus profonde.
