À 33 ans, Harry Kane a remporté le premier Ballon d’Or de sa carrière, devant Kylian Mbappé et Lamine Yamal. Une récompense qui consacre moins un coup d’éclat isolé qu’une saison entière passée à marquer, faire marquer et porter ses équipes.

Harry Kane est devenu, lundi soir à Londres, le premier Anglais depuis Michael Owen en 2001 à soulever le Ballon d’Or. L’attaquant du Bayern Munich devance Kylian Mbappé, deuxième, et Lamine Yamal, troisième malgré son titre de champion du monde avec l’Espagne.
Le choix des votants peut pourtant difficilement être réduit à une préférence pour les statistiques. Kane a inscrit 73 buts avec son club et sa sélection, dont 61 en 51 rencontres avec le Bayern. Il a également délivré huit passes décisives, remporté la Bundesliga et la Coupe d’Allemagne, puis marqué six fois au Mondial pour conduire l’Angleterre jusqu’en demi-finales.
Mbappé a affolé les compteurs et Yamal a remporté la plus grande compétition internationale. Mais Kane a présenté le bilan le plus constant sur l’ensemble de la saison. Il ne s’est pas seulement comporté comme un finisseur : son jeu dos au but, ses déplacements et sa qualité de passe ont aussi pesé dans la production offensive du Bayern.
Ce Ballon d’Or récompense ainsi une saison exceptionnelle, mais aussi une trajectoire. Longtemps présenté comme un immense buteur auquel il manquait les trophées, Harry Kane a fini par réunir les deux arguments : les chiffres individuels et les titres collectifs. Cette fois, ses 73 buts ne pouvaient plus être ignorés.
