Selon un décompte publié par le quotidien sénégalais Walfadjri, 22 ressortissants sénégalais apparaissent dans une liste mise en ligne par les autorités américaines de l’immigration sous l’appellation « Worst of the Worst ». Il s’agit d’une liste de communication du gouvernement américain présentant des personnes visées par des procédures d’immigration ou des antécédents pénaux allégués ; elle ne saurait être considérée, à elle seule, comme une décision judiciaire établissant la culpabilité de chaque personne citée.
La liste gouvernementale américaine, au titre volontairement accusatoire, rassemble des personnes présentées par l’administration comme associées à des infractions graves. D’après les chiffres relayés par Walfadjri, le Nigeria compterait 134 ressortissants, le Liberia 111, le Ghana 44, le Cap-Vert 26, tandis que la Côte d’Ivoire et la Gambie en compteraient 15 chacune. Ces nombres et leur périmètre devraient être contrôlés directement dans les données officielles avant d’en tirer des conclusions sur les communautés nationales concernées.
Parallèlement, rapporte la même source, Washington multiplie les accords avec des pays africains pour accueillir des personnes expulsées des États-Unis. Wal’fadjri rappelle qu’un accord conclu avec la Sierra Leone prévoit l’accueil de ressortissants de la Cedeao expulsés des États-Unis, dans la limite de 300 personnes par an. Le premier vol est arrivé à Freetown en mai 2026 avec neuf migrants originaires notamment du Sénégal, du Ghana, de Guinée et du Nigeria.
Dans un communiqué publié cette semaine, le département américain de la Sécurité intérieure a par ailleurs annoncé de nouvelles expulsions de migrants en situation irrégulière, dont certains condamnés pour des faits tels que la mise en danger d’enfants, l’enlèvement ou le vol.
