Amicaux : les sélections africaines entre confirmations et inquiétudes
La trêve internationale de mars 2026 a offert un aperçu révélateur de l’état de forme des sélections africaines à quelques mois de la Coupe du monde. Entre confirmations pour certaines grandes nations et inquiétudes pour d’autres, ces matchs amicaux ont permis de dégager des tendances claires dans la hiérarchie continentale.
Le Sénégal s’est illustré avec une victoire maîtrisée face au Pérou (2-0), grâce notamment à des réalisations de Nicolas Jackson et Ismaïla Sarr. Les Lions de la Teranga ont affiché une solidité collective et une maîtrise technique rassurante, confirmant leur statut de prétendant sérieux sur la scène internationale. Dans la même dynamique, la Côte d’Ivoire a marqué les esprits en infligeant un cinglant 4-0 à la Corée du Sud, illustrant une puissance offensive impressionnante et un pressing efficace.
L’Algérie s’est également distinguée avec une démonstration offensive face au Guatemala (7-0), portée par un Amine Gouiri particulièrement inspiré. De son côté, l’Égypte a dominé l’Arabie saoudite (4-0), prouvant qu’elle pouvait briller même en l’absence de Mohamed Salah. Le Nigeria a lui aussi tiré son épingle du jeu en s’imposant 2-1 contre l’Iran, grâce à une attaque efficace et réaliste.
Certaines équipes ont en revanche affiché un visage plus contrasté. Le Maroc a dû se contenter d’un match nul (1-1) face à l’Équateur, dans une rencontre équilibrée marquée par un penalty manqué, rappelant les difficultés récurrentes des Lions de l’Atlas dans cet exercice. L’Afrique du Sud a également partagé les points avec le Panama (1-1), malgré une domination dans le jeu.
La trêve a été plus compliquée pour d’autres sélections. Le Ghana a subi une lourde défaite face à l’Autriche (1-5), soulevant des inquiétudes sur sa solidité défensive. Le Cameroun s’est incliné face à l’Australie (0-1), faute d’efficacité offensive, tandis que le Gabon a été battu par l’Ouzbékistan (1-3), révélant des fragilités persistantes. Le Cap-Vert, malgré de bonnes intentions, a cédé face au Chili (2-4).
Dans l’ensemble, cette fenêtre internationale confirme la bonne dynamique des grandes nations africaines comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Algérie ou l’Égypte, qui semblent prêtes à jouer les premiers rôles. Elle met également en lumière un écart croissant avec des équipes encore en reconstruction ou en manque de repères. À l’approche du Mondial 2026, ces enseignements seront précieux pour ajuster les effectifs et affiner les stratégies, dans un contexte où le football africain ambitionne plus que jamais de s’imposer au plus haut niveau.



