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Guinée : le gouvernement revient sur la dissolution de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo

À l’occasion d’un point de presse tenu ce vendredi 27 mars 2026, le porte-parole du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo, est revenu sur la récente dissolution de 40 partis politiques, dont l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti dirigé par Cellou Dalein Diallo.

Lors de cette rencontre avec la presse, Ousmane Gaoual Diallo a expliqué que la dissolution répondait à plusieurs manquements constatés dans les partis concernés, notamment un défaut de démocratie interne, des conflits pour la direction et le non-respect des obligations légales et statutaires, comme l’organisation des structures locales et la tenue régulière des organes dirigeants. Selon lui, ces problèmes internes ont contribué à rendre certaines formations politiques incapables de fonctionner conformément à la loi.

Interrogé sur sa situation personnelle, l’ancien cadre influent de l’UFDG a reconnu avoir échoué dans son ambition de devenir président du parti. « Bien sûr que je n’ai pas réussi. Si j’avais réussi, je serais président de l’UFDG. C’est un échec, mais c’est un échec collectif », a-t-il déclaré. Il a néanmoins affirmé son engagement politique et sa volonté de rassembler certains acteurs pour donner une nouvelle direction à la vie politique guinéenne.

L’UFDG, fondé en 1992 par Cellou Dalein Diallo, s’était imposé comme l’une des principales forces de l’opposition guinéenne, notamment dans la Basse-Guinée. Le parti avait été marqué par des tensions internes, accentuées par la rupture d’Ousmane Gaoual Diallo avec la direction nationale après son emprisonnement sous le régime d’Alpha Condé et son entrée dans le gouvernement de transition. Ces tensions ont été l’un des facteurs ayant conduit à la suspension puis à la dissolution définitive du parti.

Le point de presse du 27 mars 2026 met en lumière le climat politique actuel en Guinée et les raisons avancées par le gouvernement pour réguler le paysage partisan, tout en soulignant les défis liés à la démocratie interne au sein des partis.