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UA: les détails du vote de soutien à la candidature de Macky Sall à l’Onu

L’Union africaine ne portera pas la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU. Selon un communiqué de l’instance africaine relayé par la plupart des médias, 20 pays membres ont manifesté leur défaut de soutien à cette candidature. D’après les documents officiels de la Commission de l’Union Africaine et les précisions apportées par le pôle de communication de l’ancien président relayées par le journal Les Échos, voici le détail chiffré et technique de cette procédure de silence.

La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU n’a pas encore fait l’unanimité au sein des pays membres de l’organisation. À la place c’est plutôt une division précise des positions exprimées par les États membres au terme du délai fixé au 27 mars 2026. Ainsi la Commission de l’Union Africaine a officiellement acté que vingt pays ont rompu le silence, empêchant ainsi l’adoption automatique de la candidature de Macky Sall. Ce chiffre de vingt opposants constitue le point central de la note verbale de l’organisation panafricaine, car il représente un basculement technique suffisant pour annuler le projet de décision initial.

Toutefois, une analyse plus fine de ces vingt interventions révèle des nuances importantes dans la nature des objections. Sur l’ensemble des pays ayant rompu le silence, quatorze États ont exprimé une opposition de fond, marquant un refus explicite du projet de décision. Les six autres pays se sont limités à une objection de forme, sollicitant uniquement une extension du délai de réflexion pour approfondir l’examen du dossier, sans pour autant rejeter formellement la figure de l’ancien chef d’État sénégalais.

Le camp de l’ancien président souligne par ailleurs une dynamique de retrait parmi les contestataires de la première heure. Selon ces sources, l’Égypte aurait ainsi retiré sa demande d’extension de délai, tandis que le Libéria aurait levé son objection initiale. Si ces mouvements se confirment dans les registres d’Addis-Abeba, le noyau dur des opposants réels passerait de vingt à treize nations.

À l’inverse, trente-cinq États membres n’ont formulé aucune objection durant toute la durée de la procédure. Dans le cadre d’une approbation tacite, cette absence de réaction est interprétée par les partisans du candidat comme un soutien implicite majoritaire. La candidature reste par ailleurs officiellement enregistrée auprès des instances internationales depuis le 2 mars 2026, date de son dépôt initial par le Burundi.

Le détail le plus significatif reste cependant l’intervention directe du Sénégal. En brisant le silence via sa Mission Permanente, l’actuel gouvernement sénégalais a non seulement apporté l’une des quatorze voix d’opposition de fond, mais il a surtout agi comme le pivot central de ce vote. Son refus explicite d’endosser la candidature a servi de signal politique majeur pour les autres pays contestataires, rendant le consensus africain techniquement et politiquement impossible à atteindre lors de cette session.