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Weah: “la décision ultérieure du comité de la CAF ne devrait pas prévaloir sur l’autorité exercée par l’arbitre”

Dans le football, les Lois du Jeu sont claires : l’arbitre sur le terrain est l’autorité finale en ce qui concerne les décisions prises pendant le match. Une fois que le jeu est autorisé à se poursuivre et que le match est terminé, le résultat obtenu sur le terrain doit être maintenu.

Conformément aux règles applicables de la Confédération africaine de football (CAF), les officiels du match ont pleine autorité pendant la rencontre.

Les règlements de la CAF sont alignés sur les Lois du Jeu de la FIFA, qui stipulent que :

« L’arbitre a pleine autorité pour faire appliquer les Lois du Jeu dans le cadre du match pour lequel il a été désigné, et ses décisions concernant les faits liés au jeu sont définitives. »

— Loi 5, Lois du Jeu (appliquée par toutes les confédérations, y compris les compétitions de la CAF).

Dans le cas présent de la finale de la CAN entre le Sénégal et le Maroc, l’arbitre a autorisé la poursuite du match après le retrait de l’équipe du Sénégal, et la rencontre a été menée à son terme, y compris les prolongations, avec un résultat obtenu sur le terrain.

De plus, après le match, le rapport de l’arbitre a mentionné une interruption pendant la rencontre, et non un forfait, et a recommandé des sanctions appropriées pour les infractions commises durant le match.

Pour cette raison, la décision ultérieure du comité de la CAF, prise après la conclusion du match, ne devrait pas prévaloir sur l’autorité exercée par l’arbitre pendant la rencontre, conformément aux Lois du Jeu — Loi 5.

Le football doit se décider sur le terrain, et non être redécidé après le coup de sifflet final.

Il n’existe donc aucune justification sportive pour annuler un match qui a été mené à son terme conformément à l’autorité de l’arbitre et aux Lois du Jeu. Dans le cas contraire, le football s’engagerait sur une pente glissante où ce ne seraient plus les officiels du match, mais des comités, qui prendraient des décisions après coup pour annuler des décisions arbitrales telles que les penalties, les hors-jeu ou les cartons rouges.

Où cela s’arrêtera-t-il ?

Cette décision a encore davantage entaché et terni le football africain, sapant la confiance dans l’équité, la cohérence et l’intégrité du football sur le continent.

J’appelle le Tribunal arbitral du sport (TAS) ainsi que les autres autorités compétentes à agir de manière décisive afin que cette injustice ne perdure pas.

Je souhaite également profiter de cette occasion pour préciser que les publications largement diffusées sur les réseaux sociaux affirmant que je soutiens la décision du comité disciplinaire de la CAF contre le Sénégal sont totalement fausses.

Toutes les personnes diffusant mon image en l’associant à de telles déclarations fallacieuses sont invitées à s’en abstenir.

George Manneh Weah, Sr.

Ballon d’Or (1995)

Trois fois Joueur africain de l’année (1989, 1994, 1995)