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PASTEF : 111 CADRES DU MONCAP RAPPELLENT À L’ORDRE DIOMAYE FAYE

Les tensions au sommet de l’État se cristallisent autour d’une lettre ouverte adressée au Président Bassirou Diomaye Faye par 111 cadres du Mouvement des Cadres Patriotes de la diaspora (MONCAP). Dans ce document daté du 30 novembre 2025, les signataires dénoncent ce qu’ils considèrent comme une « subversion du projet » et un éloignement inquiétant du programme de la Rupture.

Dès l’entame, ils rappellent leur rôle dans la dynamique électorale : « Nous, cadres signataires, […] réaffirmons notre fidélité aux idéaux de Justice, de Transparence et de Souveraineté. Nous sommes et restons le creuset intellectuel de cette révolution citoyenne. »

Cependant, ils affirment que l’indépendance du chef de l’État est désormais utilisée comme « paravent pour construire une puissance politique parallèle ».

La principale accusation vise la réactivation de la coalition “Diomaye Président”, confiée à Aminata Touré. Une décision qualifiée dans la lettre de « preuve la plus accablante de cette dérive », les cadres rappelant que Mme Touré fut « l’une des plus farouches opposantes à notre projet ».

Ils dénoncent aussi « le recrutement des membres de l’ancien régime », perçu comme une trahison de la promesse politique.

Le texte revient également sur la déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko, interprétée comme un signal d’alerte : « Je ne travaille pas pour le Président Bassirou Diomaye Faye, mais pour le Sénégal (…) mais sous l’autorité du Président… »

Pour les signataires, cette sortie est présentée comme un acte de protection du projet, une « ligne maginot politique » face aux dérives constatées.

Le MONCAP diaspora formule des demandes fermes :
– la dissolution ou l’arrêt immédiat des activités de la coalition “Diomaye Président”,
– l’annulation de la nomination d’Aminata Touré,
– la fin du “recyclage de l’ancien système”,
– un dialogue direct entre Président, Premier ministre et représentants de la base,
– la création d’un “conseil stratégique du Projet”.

Leur conclusion se veut solennelle : « L’indépendance du Président ne doit pas être celle de l’oubli. Nous attendons des actes qui prouveront que vous êtes bien le garant de la Rupture, et non l’architecte de sa dilution. »

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