Des responsables posant ensemble dans un bâtiment officiel

Une semaine après sa Déclaration de politique générale et au lendemain d’une importante séquence diplomatique et financière du président Bassirou Diomaye Faye à Washington et Abu Dhabi, le gouvernement sénégalais ouvre jeudi 17 septembre un nouveau chantier avec le secteur privé national. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô doit recevoir à 10 heures, au Building administratif Président Mamadou Dia, les principales organisations patronales pour une réunion de prise de contact et d’échanges.

Le gouvernement anticipe déjà sur les modalités de remboursement de la dette due au secteur privé national. Ce jeudi 17 septembre, le premier ministre rencontrera les acteurs du secteur privé au building administratif mamadou Dia. La rencontre intervient dans un contexte particulier, marqué à la fois par l’accord technique conclu avec le Fonds monétaire international et par le lancement du Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS). Deux dossiers auxquels le gouvernement lie désormais directement la relance de l’activité économique et l’amélioration de la situation financière des entreprises.

Selon les autorités, la réunion doit permettre d’identifier les principales contraintes auxquelles font face les entreprises, mais également de recueillir les propositions du secteur privé en perspective du prochain Conseil présidentiel de l’investissement. La question de la trésorerie des entreprises devrait occuper une place importante dans les discussions. Lors de sa Déclaration de politique générale du 8 septembre, le Premier ministre avait détaillé plusieurs mécanismes envisagés pour apurer les arriérés de l’État, notamment les paiements directs, l’affacturage, la titrisation, la compensation fiscale et certains rééchelonnements.

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Pour les autorités, l’un des objectifs recherchés est précisément de dégager de nouvelles marges budgétaires permettant de réorienter davantage de ressources vers l’économie nationale, notamment vers le règlement des sommes dues aux entreprises.

Le sujet a également été évoqué cette semaine à Washington par le président Bassirou Diomaye Faye. À sa sortie de sa rencontre, le 15 septembre, avec la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, le chef de l’État avait annoncé sa volonté d’aller vers le paiement « dans les meilleurs délais » des arriérés des entreprises afin, selon lui, de relancer l’activité économique, restaurer leur trésorerie et leur permettre d’investir de nouveau.

Le président sénégalais avait également indiqué que le dossier du Sénégal était « désormais porté au niveau du Conseil d’administration du Fonds monétaire international », sans qu’une date d’examen du nouveau programme n’ait encore été rendue publique.

Le gouvernement cherche parallèlement à mobiliser ses partenaires extérieurs. Après Washington, Bassirou Diomaye Faye s’est rendu mercredi à Abu Dhabi, où il s’est entretenu avec le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan. La Présidence sénégalaise a annoncé à l’issue de cette rencontre des orientations destinées à finaliser un nouveau partenariat économique entre les deux pays dans plusieurs secteurs, dont les finances, les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la logistique et le numérique. Aucun montant de financement n’a toutefois encore été annoncé.

Précision au 22 octobre 2026 : l’accord au niveau des services annoncé par le FMI le 1er septembre 2026 demeure soumis à l’approbation de son conseil d’administration, ainsi qu’aux conditions de financement et aux mesures correctrices nécessaires. Les échanges avec le patronat et la programmation du règlement des arriérés ne doivent pas être présentés comme la preuve de premiers décaissements déjà engagés au titre de ce nouveau programme. Voir le communiqué officiel.