Cameroun : succession de Paul Biya, les spéculations sur son fils s’intensifient
Au Cameroun, l’adoption récente d’une réforme constitutionnelle a ravivé les spéculations sur la succession de Paul Biya, président depuis 1982 et aujourd’hui âgé de 93 ans. Le texte prévoit la création d’un poste de vice-président, directement nommé par le président, qui pourrait prendre automatiquement le pouvoir en cas de décès ou d’empêchement de celui-ci.
Cette mesure, présentée officiellement comme un moyen d’assurer la continuité de l’État, a immédiatement suscité des inquiétudes et des critiques de l’opposition. Pour beaucoup, elle renforce le contrôle personnel de Paul Biya sur la désignation de son successeur et ouvre la voie à ce que certains qualifient de dérive “quasi monarchique”.
Depuis des années, le nom de Franck Biya, fils du président, circule comme possible successeur. Cependant, il n’existe aucune nomination officielle ni aucun pouvoir concret attribué à ce stade. Les rumeurs actuelles se basent uniquement sur la réforme et le contexte politique, et non sur un acte formel du président.
La polémique illustre à quel point la question de la succession reste un sujet sensible au Cameroun, mêlant réformes constitutionnelles et spéculations sur la continuité du pouvoir dans le pays.



