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Bassirou Diomaye Faye dénonce l’enfer que vivent les Gazaouis

Quatre-vingts ans après la création des Nations-Unies, le monde vacille à nouveau. Ce constat est celui du Sénégal et de son président de la Répu-blique. Bassirou Diomaye Faye s’exprimait hier du haut de la tribune des Nations-Unies, lors d’une séance présidée par le ministre des Affaires étrangères Cheikh Niang. Le chef de l’Etat en a profité pour rappeler les principes fondateurs de l’organisation internationale avant d’exiger la réforme du Conseil de sécurité et une place beau-coup plus équitable pour l’Afrique

Le Sénégal a répondu présent à la 80e Assemblée générale des Nations-Unies. Défenseur des droits inaliénables du peuple palestinien, Bassirou Diomaye Fall a dénoncé haut et fort l’enfer que vivent les habitants de Gaza. « Le peuple palestinien continue de vivre la pire des calamités, que les mots ne peuvent même plus exprimer ». Dans un discours émouvant, par la to-nalité et le gestuel, le chef de l’Etat a pris le temps de décrire et rappeler le fracas quotidien des bombes, le sang, la sueur, l’agonie des enfants et femmes enceintes, l’enfer enfin de compte de millions d’âmes de tous âges. Alertant que toutes les limites avaient été dépassées.

Dans son discours de la veille, lors de la conférence pour supporter la solution à deux Etats dans ce conflit, Diomaye Faye a demandé à ce que Israël arrête les bombardements sur Gaza et autorise sans délais l’entrée de l’aide humanitaire dans la Bande.

LE SÉNÉGAL, ADEPTE DU MULTILATERALISME, RAPPELLE LES PROGRES RÉALISÉS PAR L’ONU

Au moment où le multilatéralisme est menacé, le Sénégal croit aux Nations-Unies et le rôle qu’elle doit continuer à jouer. En effet, mentionne-il, il y a eu des progrès indéniables de l’organisation dans la coopération solidaire pour la prévention des conflits, la promotion de la paix et de la sécurité internationale, et le règlement des différends. De même,

Dakar a pointé du doigt les progrès significatifs qui ont été réalisés dans la codification de normes universelles, par exemple, pour la protection des droits de l’Homme et d’un ordre international plus sûr et plus apaisé. Le thème choisi pour cette session est « Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits de l’Homme ». Mais, aujourd’hui, si les leaders du monde sont in-vités à se pencher sur ce thème, c’est parce que la paix dans le monde continue d’être menacée. C’est pourquoi Le chef de l’Etat n’a pas oublié de parler de l’expansion du terrorisme, la persistance des

conflits anciens et nouveaux, la course continue aux armements. Ceci, dans un monde avec de profonds dérèglements climatiques accompagnés d’une crise économique profonde, recul de la solidarité internationale.

« L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT N’EST PAS LA SOLUTION »

Dans le thème de la gouvernance économique et financière mondiale la position du Sénégal reste que l’aide publique  au développement n’est pas la solution. Sous ce rapport le Président Faye a décliné d’autres leviers beaucoup plus efficaces notamment : un cadre fiscal mondial équitable afin que l’impôt soit payé là où la richesse est produite. L’accès au crédit dans des conditions soutenables afin que la gestion du fardeau de la dette n’entrave pas les efforts de développement de nos pays. Enfin, la mise en œuvre effective des accords internationaux comme l’engagement de Séville, du pacte pour l’avenir et des Objectifs de Développement Durable. Ce qui permetrait un accès élargi à la santé, à l’eau, à la nourriture, et à l’éducation.

  Le Sénégal renouvelle son attachement à l’accord de Paris sur le climat

 La délégation sénégalaise considère le rechauffement climatique pas comme une menace mais une question existentielle. Pourtant le constat est qu’en realité les conséquences de ce phénomène frappe plus durement ceux qui y contribuent le moins comme l’Afrique avec moins de 4% des émissions mondiales. Une injustice dénoncée par le Sénégal car les population africaines souffre toujours de  sécheresses, d’inondations,d’ érosion côtière et insécurité alimentaire à cause du déreglement climatique. Dakar à  renouvelle à cette occasion son attachement à l’accord de Paris sur le climat et salue la création du Fonds pour répondre aux pertes et dommages et appelle à la mobilisation de la solidarité internationale.

Ahmadou Kane