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Abidjan accueille le Dialogue consultatif  sur la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA)

Le 9 avril 2026, Abidjan, en Côte d’Ivoire, sera le théâtre d’un événement majeur pour l’écosystème financier africain : le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) organise un Dialogue consultatif sur la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA). La rencontre se déroulera sous le haut patronage du président ivoirien, S.E. Alassane Ouattara, et sera dirigée par le président du Groupe de la BAD, Dr Sidi Ould Tah.

Un déficit de financement massif à combler

L’Afrique fait face à un déficit structurel de financement du développement dépassant 400 milliards de dollars par an. Si cette lacune est souvent interprétée comme un manque de capital, le continent dispose pourtant d’environ 4 000 milliards de dollars d’épargne domestique de long terme. Le véritable obstacle réside plutôt dans des contraintes structurelles : fragmentation institutionnelle, allocation inefficace des risques, faible effet de levier des bilans et coordination insuffisante entre capitaux publics et privés.

La NAFA : une réponse systémique

La Nouvelle architecture financière africaine, qui s’inscrit dans le cadre stratégique des Quatre points cardinaux du Dr Ould Tah, vise à réorganiser la manière dont le capital et les risques sont mobilisés au sein de l’écosystème financier africain. L’objectif est de créer un cadre coordonné et fonctionnel, capable de transformer l’épargne domestique en financement productif pour le développement du continent.

Le dialogue d’Abidjan représente la première réunion continentale sous une architecture unique et coordonnée, marquant une transition clé : de la consultation à l’exécution, du diagnostic à la mise en œuvre concrète. Il s’appuie sur les consultations menées depuis octobre 2025 avec divers acteurs institutionnels africains et vise à faire avancer des instruments financiers, des plateformes, des transactions pilotes et une architecture permanente de mise en œuvre, qui seront formalisés dans le « Consensus d’Abidjan ».

Une participation large et représentative

Parmi les participants figurent les gouverneurs de banques centrales africaines, les dirigeants de fonds souverains, de banques régionales et commerciales, des banques nationales de développement et des institutions de financement du développement. Les bourses de valeurs, institutions des marchés de capitaux et autorités de régulation seront également représentées.

La rencontre rassemblera aussi des agences de notation, des fonds de pension, des caisses de dépôts, des sociétés de capital-investissement et de capital-risque, des institutions de garantie, des compagnies d’assurance et de réassurance, ainsi que des cabinets de conseil et d’expertise. Cette participation multidimensionnelle reflète le caractère systémique du défi de financement que la NAFA entend relever.

Le dialogue sera structuré autour de neuf Labs thématiques, regroupés selon trois piliers : architecture du système, mobilisation du capital et déploiement du capital. Chaque Lab aura pour mission de produire un instrument, une plateforme ou un cadre concret afin de renforcer l’efficacité et la coordination du financement en Afrique.