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Abdoulaye Ba aurait chuté du 4e étage.. (procureur)

Les événements du 9 février 2026 sur le campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) qui ont conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba continuent de susciter émotion, interrogations et débats. Ce jour-là, des affrontements entre étudiants et forces de défense et de sécurité ont conduit au décès de l’étudiant, plongeant la communauté universitaire dans le deuil.

le parquet de Dakar a fait face à la presse ce mardi 17 février 2026. Selon le procureur de Dakar, Ibrahima Ndoye, le défunt étudiant est mort à la suite d’une chute depuis le 4 étage. Le maître des poursuites faisait la présentation des résultats provisoires des investigations aujourd’hui au tribunal de Dakar. Selon l’autopsie, le décès résulte d’un choc traumatique consécutif à une chute du quatrième étage du pavillon F.

Entrant dans les détails. Ibrahima Ndoye a rappelé que les éléments recueillis font état d’uneincendie et une épaisse fumée qui auraient envahi une partie du bâtiment F du campus social de l’Ucad où etait logé le jeune Abdoulaye Ba. Ce qui a contraint plusieurs étudiants à tenter de fuir par les fenêtres. Certains auraient atterri sur leurs pieds, souffrant de fractures ou d’entorses. Abdoulaye Ba, en revanche, aurait mortellement chuté sur le côté gauche du corps.

À ce stade, soulignent les enquêteurs, aucun élément matériel ne permet d’établir un contact physique entre la victime et les forces de l’ordre.

Des qualifications pénales provisoirement écartées

Dans la continuité de ces constats médico-légaux, les infractions d’assassinat, d’homicide volontaire ou de coups et blessures ayant entraîné la mort ne seraient pas retenues pour l’instant.

Cependant, l’enquête n’est pas close. Elle vise encore à déterminer l’origine précise de l’incendie, les circonstances exactes de l’évacuation des étudiants et d’éventuelles responsabilités indirectes.

Le choix de l’unité d’enquête au cœur des débats

Par ailleurs, une autre question alimente la discussion publique : celle de l’impartialité. Le procureur a confié l’enquête à deux unités de la Police nationale : la Division des investigations criminelles (DIC) et la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar. Sur le plan juridique, ce choix est parfaitement fondé, le parquet disposant du pouvoir de désigner l’unité compétente. Néanmoins, une partie de l’opinion estime qu’il aurait été préférable de confier le dossier à la gendarmerie, la police étant elle-même mise en cause dans les affrontements.

Le précédent de 2018 en toile de fond

À cet égard, le souvenir du décès de Fallou Sène en 2018 à l’Université Gaston Berger (UGB) revient régulièrement dans les analyses. À l’époque, l’enquête confiée à la gendarmerie avait permis d’identifier l’auteur du tir fatal en quelques jours. Le procès de cette affaire est d’ailleurs annoncé pour juin 2026.

Cette comparaison nourrit aujourd’hui les attentes en matière de transparence et de crédibilité.

Il est clair que l’enjeu dépasse la seule qualification juridique des faits. Il s’agit à la fois d’établir la vérité judiciaire avec rigueur et de préserver la confiance du public dans les institutions.

Le parquet assure que « personne ne sera protégé » et qu’un communiqué détaillera l’orientation procédurale définitive une fois l’enquête achevée