Le président Isaac Herzog a annoncé samedi 7 novembre qu’il confierait à Gadi Eizenkot la mission de former le prochain gouvernement israélien. Fils d’immigrés juifs marocains, l’ancien chef d’état-major doit recevoir officiellement son mandat dimanche 8 novembre, à 17 heures, à Jérusalem.
Cette décision intervient après les législatives du 27 octobre, qui ont laissé les principaux blocs sans majorité. Lors des consultations présidentielles, des formations représentant 67 députés ont recommandé le dirigeant du parti Yashar, contre 46 pour Benyamin Nétanyahou. Sept élus n’ont recommandé aucun candidat, selon la présidence.
Des racines à Marrakech, Casablanca et Safi
Né le 19 mai 1960 à Tibériade, en Israël, Gadi Eizenkot est le fils de Meir, né à Marrakech, et d’Esther, née à Casablanca. Sa famille possède également des attaches à Safi. Il a grandi à Eilat avant de mener une carrière militaire qui l’a conduit à diriger l’armée israélienne de 2015 à 2019.
Entré en politique en 2022, il a participé au cabinet de guerre constitué après les attaques du 7 octobre 2023, avant de quitter le gouvernement en 2024. S’il accède au poste de Premier ministre, il deviendrait le premier chef de gouvernement israélien d’ascendance mizrahie, issue des communautés juives du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.
Isaac Herzog possède lui aussi un lien familial avec l’Afrique : sa mère, Aura, est née à Ismaïlia, en Égypte.
Une coalition reste à bâtir
Gadi Eizenkot disposera de 28 jours pour former un gouvernement, avec une prolongation possible de 14 jours. Les 67 recommandations ne constituent toutefois pas un accord de coalition : les partis opposés à Nétanyahou restent divisés sur les alliances, notamment avec les formations arabes.
Benyamin Nétanyahou reste en fonctions tant qu’un nouveau gouvernement n’a pas obtenu la confiance de la Knesset.
