CAN 2025 : Ce détail de la finale favorable au Sénégal
Le départ des joueurs sénégalais vers les vestiaires est au cœur du litige sur la finale de la CAN 2025. Mais la suite des événements pourrait également compter dans l’examen du dossier. Alors que le Maroc défend la victoire par forfait prononcée par le jury d’appel de la CAF , un avocat estime que les Lions de la Teranga disposent d’un argument solide pour contester cette décision.
Interrogé par le média Winwin , Toni Roca, avocat espagnol spécialisé dans les litiges sportifs internationaux, ac decorde une importance particulière à l’autorisation donnée par l’arbitre de reprendre le match.« À mon avis, la position du Sénégal est plus forte que celle du Maroc », explique-t-il, tout en jugeant hasardeux de prédire l’issue de la procédure.
La reprise de la finale, un argument pour le Sénégal
Pour Roca, la décision de poursuivre la rencontre pèse dans l’appréciation du comportement sénégalais.« Le fait que l’arbitre, en tant que plus haute autorité pendant le match, ait permis la poursuite du jeu constitue un argument fort en faveur du Sénégal », développe-t-il. Les joueurs avaient regagné la pelouse après leur protestation contre le penalty accordé au Maroc, avant de remporter la finale en prolongation.
L’avocat s’interroge donc sur la sanction appliquée après coup. Un passage d’une dizaine de minutes aux vestiaires suffit-il à justifier une défaite par forfait lorsque le match a finalement repris ?« Je pense que ce n’est pas suffisant, compte tenu de l’accord de l’arbitre et de son autorisation de reprendre la rencontre », avance-t-il. C’est précisément ce type d’argument que le Sénégal cherche désormais à faire valoir devant le TAS .
Un pronostic favorable, mais aucune certitude sur le TAS
Roca évoque également les incidents autour du gardien sénégalais, notamment les tentatives de récupération de sa serviette impliquant des ramasseurs de balles. À ses yeux, ces événements renforcent la position sénégalaise. Son raisonnement reste toutefois principalement fondé sur la reprise du jeu et sur la portée qu’il attribue à l’autorisation arbitrale.
L’Espagnol se garde de présenter le dossier comme réglé :« Il est très aventureux de donner un avis catégorique sur ce qui va se passer », insiste-t-il. Le TAS doit examiner les arguments des parties et déterminer si la décision de la CAF doit être maintenue . L’autorisation de reprendre le match figure ainsi au centre de l’analyse de Roca ; reste à savoir quel poids les arbitres lui accorderont.




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