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une « mafia » fait trembler le réseau UBA dans 10 pays

Le secteur bancaire africain est sous le choc. Une opération de cybercriminalité d’une envergure inédite a frappé simultanément la United Bank for Africa (UBA) dans dix pays, dont le Sénégal, le Mali et le Kenya. Rien qu’au Sénégal, le préjudice dépasse déjà le milliard de FCFA

 Une attaque éclair sur trois fuseaux horaires

L’opération, qualifiée de « chirurgicale » par les enquêteurs de la Division des Investigations Criminelles (DIC), s’est déroulée en une seule nuit. Profitant d’une faille de sécurité dans le système central, les pirates ont déclenché une vague de retraits frauduleux coordonnés sur des Guichets Automatiques de Banque (GAB).

La liste des pays ciblés dessine une cartographie du crime organisé transfrontalier : Sénégal, Libéria, Guinée-Conakry, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo, Mali, Kenya, Tanzanie et RD Congo.

 Le Sénégal, « face visible de l’iceberg »

Si l’attaque est continentale, les chiffres provenant du Sénégal donnent le vertige. Le journal libération, Le bilan provisoire fait état de :1,143 milliard de FCFA dérobés au total avec 3 421 retraitsfrauduleux effectués en quelques heures. Les agences des Parcelles Assainies(314 millions de FCFA) et de Bourguiba (191 millions de FCFA) sont les principales victimes de ce raid numérique.

Les premiers maillons de la chaîne tombent

L’enquête a rapidement progressé avec l’arrestation d’Alioune Thiam, gérant de la société « Easy go Téranga », à son retour sur le territoire sénégalais. Un complice a également été interpellé. Ces arrestations suggèrent que la mafia utilisait des structures de transfert d’argent locales pour « blanchir » ou faciliter les sorties de fonds.

Ce n’est pas la première fois que l’institution est visée : en octobre 2025, un mode opératoire similaire avait déjà permis de soustraire 250 millions de FCFA à UBA Sénégal. Cette récidive soulève des questions critiques sur la mise à jour des systèmes de sécurité bancaire face à des groupes de hackers de plus en plus sophistiqués.

 Une coopération sécuritaire renforcée

Face à l’ampleur du désastre, la coopération internationale s’organise. Interpol et les services de cybersécurité des pays de l’UEMOA et de l’Afrique de l’Est travaillent désormais de concert. L’objectif est de déterminer si l’intrusion provient d’une complicité interne ou d’une faille logicielle majeure (type « Jackpotting ») permettant de prendre le contrôle à distance des distributeurs de billets.

Pour l’heure, les clients des pays concernés attendent des garanties sur la sécurisation de leurs avoirs, tandis que le groupe UBA procède à un audit complet de son infrastructure numérique à l’échelle du continent.