Une opération de retraits frauduleux de grande ampleur a visé UBA Sénégal, soulevant des questions sur la sécurité des systèmes de paiement et la coordination transfrontalière des fraudeurs. Le centre national nigérian de réponse aux incidents informatiques (ngCERT) évoque plus de deux millions de dollars soustraits au Sénégal en 3 421 transactions sur des distributeurs automatiques. Les mêmes auteurs, les mêmes techniques ou des pertes équivalentes dans chacun des dix pays cités ne sont pas établis par cet avis officiel.
Une attaque éclair sur trois fuseaux horaires
Selon l’alerte du ngCERT publiée le 25 juin 2026, le mode opératoire aurait reposé sur un accès privilégié à l’infrastructure d’autorisation des transactions, permettant des retraits coordonnés sur distributeurs. Cette description constitue l’analyse technique de l’autorité nigériane ; elle ne permet pas d’attribuer une responsabilité individuelle à une personne non jugée.
La dimension transfrontalière de telles fraudes justifie une vigilance dans plusieurs pays africains. Cependant, la liste de dix États mentionnée dans les premières informations de presse ne doit pas être comprise comme la confirmation officielle de dix attaques identiques et simultanées contre des filiales de UBA.
Le Sénégal, « face visible de l’iceberg »
Si l’attaque est continentale, les chiffres provenant du Sénégal donnent le vertige. Le journal libération, Le bilan provisoire fait état de :1,143 milliard de FCFA dérobés au total avec 3 421 retraitsfrauduleux effectués en quelques heures. Les agences des Parcelles Assainies(314 millions de FCFA) et de Bourguiba (191 millions de FCFA) sont les principales victimes de ce raid numérique.
Les premiers maillons de la chaîne tombent
Des interpellations ont été rapportées par la presse dans le volet sénégalais du dossier. Elles relèvent du travail d’enquête et n’établissent ni la participation ni la culpabilité définitive des personnes mises en cause. Il appartient aux juridictions compétentes de se prononcer sur les faits reprochés et sur les responsabilités éventuelles.
Ce n’est pas la première fois que l’institution est visée : en octobre 2025, un mode opératoire similaire avait déjà permis de soustraire 250 millions de FCFA à UBA Sénégal. Cette récidive soulève des questions critiques sur la mise à jour des systèmes de sécurité bancaire face à des groupes de hackers de plus en plus sophistiqués.
Une coopération sécuritaire renforcée
Les opérations de cette nature peuvent nécessiter des échanges d’informations entre banques, régulateurs et services spécialisés. Aucune confirmation indépendante n’est toutefois disponible dans cet article pour affirmer qu’un audit complet du groupe UBA aurait été achevé ou qu’une intervention internationale particulière aurait eu lieu dans les dix pays mentionnés.
Pour les clients et les institutions, l’enjeu est de renforcer le contrôle des transactions, la surveillance des systèmes de cartes et la protection des accès sensibles. Les chiffres évoqués correspondent à la période examinée dans l’alerte officielle et ne doivent pas être présentés comme un inventaire complet des pertes bancaires africaines.
