-
DAYS
-
HOURS
-
MINUTES
-
SECONDS

Engage your visitors!

« Lumumba » privé de visa pour le match RDC- Jamaïque à Guadalajara

Figure emblématique des supporters congolais, Michel Mboladinga ne pourra pas assister au barrage décisif entre la RD Congo et la Jamaïque. Bloqué par des contraintes de visa, celui que l’on surnomme “Lumumba” soutiendra les Léopards depuis Kinshasa, sans renoncer à son message d’unité.

C’est une absence qui ne passera pas inaperçue. À quelques heures d’un rendez-vous crucial pour la sélection congolaise, Michel Mboladinga, devenu au fil des années une véritable icône des tribunes africaines, a confirmé qu’il ne sera pas du voyage à Guadalajara pour le barrage face à la Jamaïque.

Connu pour ses costumes élégants et sa posture solennelle en hommage à Patrice Lumumba, ce supporter pas comme les autres avait pourtant tout tenté. Dans une ultime démarche, il s’était rendu à Addis Ababa dans l’espoir d’obtenir un visa en urgence. En vain. « Il était impossible d’arriver à temps et de remplir ma mission », a-t-il regretté.

Au-delà d’un simple déplacement manqué, cet épisode met en lumière les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés de nombreux Africains dans leurs déplacements internationaux, y compris dans le cadre d’événements sportifs majeurs. Un paradoxe à l’heure où le football se veut universel et fédérateur.

Sur le plan sportif, les Léopards joueront gros. Qualifiée pour ce barrage après une victoire marquante face au Nigeria, la RD Congo rêve de retrouver la Coupe du Monde de la FIFA pour la première fois depuis 1974, à l’époque où le pays évoluait sous le nom de Zaïre.

Mais au-delà du terrain, l’absence de “Lumumba” prive aussi l’équipe d’un symbole fort dans les tribunes. Car plus qu’un supporter, il incarne une identité, une mémoire et une fierté nationale.

Depuis Kinshasa, l’intéressé n’a toutefois rien perdu de sa ferveur. « Qu’on soit proches ou éloignés, nous restons unis derrière nos Léopards », a-t-il affirmé, fidèle à son engagement. Un message qui résonnera sans doute jusqu’au Mexique.