le Sénégal et l’Union africaine plaident pour la désescalade
Les USA et Israël sont en guerre avec l’Iran.Face à l’intensification des frappes militaires entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le Sénégal et l’Union africaine ont exprimé leur vive inquiétude et appelé à une désescalade urgente, privilégiant la diplomatie et le respect du droit international comme seules issues durables à la crise.
L’Afrique ne restera pas silencieuse face à ce regain de tensions au moyen Orient. Dans un communiqué publié à Dakar, le Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur affirme « sa profonde préoccupation face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient ». Le gouvernement sénégalais « condamne l’usage de la force quel qu’en soit le prétexte », estimant qu’elle constitue une menace pour la souveraineté des États et la stabilité mondiale.
Dakar appelle à « un cessez-le-feu immédiat » et exhorte « l’ensemble des parties à faire preuve de la plus grande retenue ». Fidèle à sa tradition diplomatique, le Sénégal rappelle que « la diplomatie demeure l’unique voie crédible et durable pour sortir de la crise », insistant sur le « respect du droit international et des principes consacrés par la Charte des Nations Unies ».
Cette posture traduit une ligne d’équilibre : refus de l’escalade militaire, attachement au multilatéralisme et prudence stratégique dans un contexte de forte polarisation internationale.
À Addis-Abeba, la réaction de l’Union africaine s’inscrit dans le même esprit, avec une dimension géopolitique plus marquée. Dans un communiqué signé par le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, l’organisation continentale se dit « profondément préoccupée » par les frappes menées contre des cibles en Iran, qualifiées de « grave intensification des hostilités ».
L’Union africaine appelle à « la retenue, à une désescalade urgente et à un dialogue soutenu » et met en garde contre les conséquences globales d’un conflit élargi. Elle souligne notamment les « graves implications pour les marchés de l’énergie, la sécurité alimentaire et la résilience économique — en particulier en Afrique », rappelant la vulnérabilité des économies africaines face aux chocs extérieurs.
L’UA encourage également la poursuite des efforts de médiation internationale, notamment ceux facilités par le Sultanat d’Oman, estimant qu’« une paix durable ne peut être obtenue que par la diplomatie, et non par la force ».



