Le Prince Andrew arrêté par la police britannique…
Le Prince Andrew a été arrêté ce 19 février 2026 par la police britannique dans le cadre d’une enquête pour « misconduct in public office » (faute dans l’exercice de fonctions publiques). L’interpellation aurait eu lieu sur le domaine de Sandringham, selon plusieurs médias britanniques.Cette arrestation ne porte pas sur des accusations d’abus sexuels, mais sur des soupçons liés à son ancien rôle d’émissaire britannique pour le commerce international.
Le dossier Epstein continue d’ouvrir de nouvelles ramifications à l’international. En Grande Bretagne, la justice an mis la main sur le Prince Andrew qui semblait être très proche de Epstein. Les enquêteurs cherchent à déterminer s’il aurait transmis ou partagé des informations sensibles avec le financier américain Jeffrey Epstein, déjà au cœur d’un vaste scandale international.
Un rôle stratégique entre 2001 et 2011
De 2001 à 2011, le prince Andrew a occupé la fonction de “UK Special Representative for International Trade and Investment”. À ce titre, il avait pour mission de promouvoir les entreprises britanniques à l’étranger, d’attirer des investissements au Royaume-Uni et de faciliter l’accès des sociétés britanniques à des marchés stratégiques, notamment au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Europe de l’Est.
Grâce à son statut de membre de la famille royale, il bénéficiait d’un accès privilégié à des chefs d’État, des princes du Golfe et de grands dirigeants économiques. Ce rôle, essentiellement économique et diplomatique, lui permettait de servir d’intermédiaire de haut niveau dans des négociations commerciales sensibles.
Mais cette position impliquait également des contacts étroits avec des milieux d’affaires internationaux et l’accès à des informations stratégiques. C’est précisément dans ce contexte que ses liens avec Epstein soulèvent aujourd’hui des interrogations sur la nature de certains échanges.
Déjà à l’époque, son mandat avait fait l’objet de critiques concernant ses fréquentations et certains déplacements jugés inappropriés. Sous la pression médiatique croissante liée à l’affaire Epstein, il avait quitté ses fonctions en 2011.
Un dossier relancé malgré la position américaine
Après la mort d’Epstein en 2019 et la condamnation de Ghislaine Maxwell, la justice américaine avait estimé ne pas disposer de preuves suffisantes pour engager de nouvelles poursuites contre d’autres personnalités mentionnées dans les documents judiciaires.
Au Royaume-Uni, cependant, l’enquête actuelle porte sur une infraction distincte relevant du droit britannique. En cas d’inculpation et de condamnation, l’infraction de « misconduct in public office » peut théoriquement entraîner une lourde peine de prison, selon l’appréciation des juges.
Dans un bref commentaire, le roi Charles III a déclaré : “The law must take its course” (“La loi doit suivre son cours”), soulignant le principe d’indépendance de la justice britannique.
Déjà écarté de la vie publique et privé de ses fonctions officielles depuis 2022, le prince Andrew fait désormais face à une possible procédure pénale qui pourrait constituer un tournant inédit pour un membre aussi proche de la famille royale britannique.
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